Karma Yeshe Nan Gyel et le Bouddhisme

 

Pourquoi ce nom Karma Yeshe Nan Gyel ?

Dans mon parcours de développement personnel, après plusieurs années de pratique yoguique et quelques incursions dans des stages de chamanisme Amérindien, j’avais décidé de suivre des enseignements Bouddhistes.

Ce nom me fut attribué lors d’une prise de refuge au temple Bouddhiste de Kagyu Ling.

Un nom qui correspond le plus souvent à une qualité à développer. Karma=la lignée, Yeshe=la sagesse, Nan gyel=le grand vainqueur

Signification « Le grand vainqueur qui a acquis de la sagesse. (Bien qu'étant sur cette voie, loin de moi la prétention d'avoir acquis cette ultime sagesse)

 

Qu’est-ce qu’une prise de refuge ?

La prise de refuge, premier « effort » des bouddhistes

Cette cérémonie est le moment où les nouveaux adeptes décident de suivre l'enseignement du Bouddha et d'entrer dans la communauté des disciples

 Une étape essentielle, parfois comparée au baptême chrétien

La prise de refuge, c'est avant tout un « engagement dans la pratique », le moment où le bouddhiste décide de suivre l'enseignement (dharma), de l'Éveillé le Bouddha, et d'entrer dans la communauté des disciples (sangha).

Ces trois dimensions de l'engagement sont appelées les « trois joyaux » et sont les fondements de la pratique du bouddhisme.

Une cérémonie, pendant laquelle les fidèles qui l'ont souhaité répètent des formules rituelles en lien avec le Bouddha, le dharma et le sangha puis des préceptes qui impliquent des abandons (ne plus nuire aux autres, ne plus prendre refuge dans les « mauvais amis », etc.) et des pratiques (récitations de prières notamment).

Au cours de cette cérémonie, l'enseignant donne aussi un nom au fidèle, qui correspond le plus souvent à une qualité à développer.


L'INDE et LE YOGA

un épisode spirituel dans ma vie.

 

En février 1993 et avril1996 j’ai eu l’occasion de faire un voyage de trois semaines aux Indes.

Ces voyages se déroulaient dans le cadre d’un stage de yoga à Kanchipuram sud de l’Inde organisé par l’école de yoga où je pratiquais depuis environs une douzaine d’années.

Voici la présentation du contexte :

« Le but du voyage est de pratiquer le yoga intégral (environ quinze jours) sous la direction d’un maître spirituel authentique et de s’imprégner de ses vibrations à travers un travail en profondeur sous l’œil attentif de ce maître SRI SATCHIDANANDA Yogi de Madras maître authentique de la lignée des Rishis. (un Rishis est un saint indou de la tradition ancienne qui manifeste des qualités extraordinaires de voyance et de connaissances intuitives profondes.)

 

Les cours se déroulaient dans une structure appelée un ashram ou nous étions également hébergés et nous avions droit également en plus des postures de faire la lecture des textes yoguiques appelés les Yoga Sutras et tous ceci dans un contexte climatique propre au sud de l’Inde c'est-à-dire 45 degrés et un taux d’humidité proche des quatre-vingt-dix pour cents autant vous dire que le matin nos fringues ressemblaient presque à des serpillères.

 

SRI SATCHIDANANDA était un ascète ayant fait vœu de silence depuis plus de vingt ans. Paradoxalement SRI SATCHIDANANDA avait choisi de transmettre ses enseignements en notant par écrit dans un cahier en demandant a son assistante Satia Vati, de nous les traduire en Anglais qui au final nous était traduit en Français par notre prof. de yoga. Des échanges pour le moins solitaires mais qui avaient leurs charmes et parfois ludiques. La plupart du temps les cours ce pratiquaient dans le silence et ce silence était surtout imposé lors des repas. Le mot d’ordre était : « Manger avec silence » ce qui faisait dans un langage Indousaxon « manger avec saylence ».

Après cette expérience Yoguique enrichissante, nous étions pleinement ouverts aux « richesses » de l’Inde que nous découvrîmes sous la forme d’un circuit…(L’INDE MELANGE DES PARADOXES et ses répercussions)

L’Inde, paradoxe aux antipodes de notre société matérialiste, castes visibles la bas et invisibles ici mais pas moins différemment présentes. L’Inde des grandes villes, cocktail de couleurs, de senteurs, des sourires de femmes et d’enfants dans lequel ce mélange des murmures, des lamentations, des gémissements, de la tristesse et des maladies voir même le côtoiement avec la mort. Tout cela est quasi permanent à chaque coin de rue, loin des régions de calme et de sérénité telle que les campagnes du Kérala et loin d’un ashram de yogi ou ce pratique une connexion avec « SOI » et avec notre « PARTIE DIVINE…. »

La découverte d’une surpopulation dans les villes notamment et vivant dans un bruit incessant et une pollution accentuée par la chaleur.

Loin d’être un monde pacifiste et calme il existe en Inde un monde de chaos de misère et de souffrances ou les êtres sont cloisonnés dans des castes.

Certes une certaine magie émane de ce monde ou ce côtoie l’illusion de la divinité face à la misère et au karma. Pays de tous les contrastes allant du plus merveilleux de la vie aux plus tristes et miséreux, du silence de la nature, des villages de campagne et du yogi, au tumulte de la vie citadine et au silence de mort d’une crémation.

Un paradoxe aux antipodes de notre civilisation dis-ais-je avec pour frontière entre nos deux mondes un fleuve sacré le Gange qualifié de purificateur par les personnages en immersion dans une eau chargée de pollution et ou en permanence y sont déversés des détritus.


L’INDE MELANGE DES PARADOXES

L'Inde et ses répercussions sur ma vie et certaines compréhensions...

Ces voyages je les vis loin de mes soucis quotidiens et matériels, moi qui aspire à la paix, à la sérénité et à l’équilibre au même titre que chacun de nous (je suppose), je trouve enfin l’idéal du rejet de notre société dans laquelle j’en ai marre de payé mes impôts et mes taxes, où je dois bosser du matin au soir pour vivre.

Voilà le piège grand comme une montagne que je ne discerne pas, aveuglé par cette spiritualité, ces couleurs et ces saveurs qui me voilent un monde loin de mes préoccupations terrestre, mon monde ou je suis né et que je refuse. Tout est toujours mieux ailleurs n’est-ce pas ?

Ces voyages qui en plus étaient un parcours initiatique et une recherche profonde de mes racines étaient néanmoins devenus une descente vers un gouffre qui m’a amené dans un refus et un abandon d’une partie de mon identité et de mon contexte de vie social et matérielle, ce qui me fit plonger dans le dénuement. Je venais de confondre détachement et renoncement concernant la vie matérielle et notamment concernant l’argent.

 

Avec du recul et sans regret, je m’aperçois aujourd’hui -grâce à un échange avec une amie- que mon voyage en Inde qui avait certes pour but de me perfectionner dans ma pratique du yoga, à provoqués également certains dégâts. Ce fut certes la rencontre avec une forme de spiritualité yoguique d’une part mais également avec la souffrance et la misère présentent au quotidien heurtant ainsi la sensibilité de tout mon être au point de l’avoir occulté et fermé les portes pour ne voir que le beau et l’illusion du beau.

Cependant j’avais tout aussi bien enfermé l’autre aspect des choses également dans une bulle.

Ne voir que le beau alors que mes yeux avaient eux eu l’impact de la souffrance et de la misère.

Pour la petite histoire, lors de la sortie d’une visite d’un lieu, quelle ne fut pas la douloureuse surprise de voir une femme m’offrir sa toute petite fille bébé. Moi qui ai toujours voulu un enfant et que la nature en avait décidée autrement en me fourguant une stérilité je me retrouvais devant cette mère qui me faisait l’offrande d’une enfant qui dans sa société était plutôt une charge due à la dote que devait faire les parents au futur époux. IL me restait plus qu’à fuir devant cette grotesque situation pour aller chialer dans un coin.

Bien inscrit dans le plus profond de mes cellules voilà que des années après ressurgissent ces mémoires traumatisantes.

Depuis tout ce temps je vivais pour ne voir que le beau, le beau chez l’autre, le beau autour de moi rejetant et refusant de voir l’autre côté, le côté sombre, occultant la réalité du tout.

C’est là le meilleur moyen de me lancer dans la spiritualité et d’ignorer l’autre monde du style « tout le monde il est beau et tout le monde il est gentil », ou le contraire.

Voilà un comportement humain pour ne pas souffrir ou pour rester dans un rôle de victime. En ne voulant voir que le beau je laissais la porte ouverte aux énergies de pouvoir, de manipulation et de destruction.

Le piège de toute spiritualité est de s’enfermer dans une tour d’ivoire au-dessus de tout avec l’illusion d’être à l’abri et de ne pas être atteint.

Toute forme de développement personnel et spirituel est bonne à prendre. Cependant en gardant les pieds sur terre et avec discernement. Ce qui n’est souvent pas le cas et surtout concernant les religions avec leurs dogmes et croyance pouvant nous manipuler car transformées en partie comme un pouvoir exercé sur le premier venu en recherche de SOI.

EH OUI LE PIEGE DE LA SECTE ET DU GOUROU vous l’auriez compris.

Rien n’est plus dangereux que de mettre un voile sur ce qui nous dérange car tout est là autour de nous et bien présent dans ce monde quantique et de dualité.

Le piège de notre égo et de notre émotionnel est de vouloir voir et vivre ce qui nous convient en mettant au placard ce que nous ne désirons pas. « Appelez-moi HALZHEIMER »

C’est en quelque sorte refouler mon énergie yin ou yang quand cela m’arrange et de ne pas voir la réalité car toute médaille a son revers.

Un manque de discernement qui jusqu’ici m’a value certains déboires dans ma vie .

 

Une parenthèse: Il est important de comprendre que le fait d’idolâtrer un personnage, que ce soit un Maitre, votre conjoint, vos parents et qui que ce soit, vous amènent à votre perte, perte d’identité et de ne plus vous voir et vous considérer, vous n’existez et n’agissez qu’au travers de l’autre, c’est une manière inconsciente de fuir en donnant tout pouvoir à l’autre et ne pas prendre vos propres responsabilités.

Certes l’être humain à une belle âme et il est primordial de le reconnaitre, mais cependant il est primordial également de considérer qu’il existe bel et bien une part d’ombre en chacun de nous. Ombres ou blocages chacun y met ses propres mots, ce qui est important c'est de les reconnaitre et les accepter sous formes de remises en questions afin de pouvoir les évacuer....

 

L’inde est ce qu’elle est avec tout mon respect comme pour n’importe quel pays, il est cependant important de garder le discernement et de ne pas se noyer dans le bouillon, garder du recul en restant connecter à mes origines, a mes racines en apprenant de ce que je vois, de ce que j’entends et de ce que je vis.

Fastoche me diriez-vous, pour certains peut être cependant il y a pour chacun de nous un bouillon qui nous attend et ce dans n’importe quel domaine que ce soit.

Le piège en est et en sera toujours le même, celui des voiles de la spiritualité et de la religion, du matériel, des voiles d’illusions qui nous « permettent » de garder en apparence la tête hors de l’eau oubliant ainsi notre être profond noyé en eau trouble.

Où est l’équilibre dans ce monde de religions diverses, de mythologie ou la Femme est reléguée aux rangs inférieurs,  soumise, dégradée et ignorée, ou est l’équilibre dans le crime commis au nom d’un Dieu ?

Je dis tout cela pour vous demander de vous réveiller, la terre a besoin de nous tous, non pas pour détruire mais pour construire.

Oui je le redit mon commencement était là dans ma fuite …cependant je béni tous ces instants de ma vie qui m’ont permis de comprendre et de vivre ce parcours initiatique qui est loin d’être fini, mais qui je l’espère seras franchement plus calme.  CE QUI EST LA CAS A CE JOUR....