Les djembés

Le nom du djembé vient du dicton «Anke djé, anke bé» qui se traduit par «tout le monde se rassemble en paix» et définit le but du tambour. Dans la langue bambara , «djé» est le verbe «rassembler» et «bé» se traduit par «paix». 

Instrument créé au sein de l'Empire Mandingue de Soundiata Keïta au XIIIe siècle, qui s'étendait de la Guinée à l'est du Mali, au nord de la Côte d'Ivoire et à l'Ouest du Burkina Faso.

Le djembé fait partie d'un ensemble polyrythmique, il est le plus souvent accompagné par le doundounba, le sangban, le kenkeni. Le djembé lui même se décline entre djembé accompagnement et solo, en fonction du diamètre et/ou la tension de la corde. Il a pour vocation première d'accompagner la danse lors de manifestations festives.

Dans les années 1950 le djembé commence à s'exporter en dehors de l'Afrique, grâce à Fodéba Keïta et les ballets africains, puis grâce à la Guinée et son président Sekou Touré, qui érigea le ballet national de la république comme vitrine de son régime.

C'est dans les années 1980 que le djembé conquit le monde, grâce à de grands djembefolaw (joueurs) comme Mamady Keïta, le plus connu d'entre eux, mais aussi Fadouba Oularé, Famoudou Konaté, Soungalo Coulibaly, Adama Dramé...

Concernant la fabrication, nous apportons les plus grands soins au séchage de nos bois. Il se passe plusieurs mois voire des années entre le dégrossissage et les finitions afin d'obtenir des djembés stables qui ne se déformeront pas. Nous utilisons diverses essences de bois telles que le linké (ou lengué, lenké), le gwénè (bois de balafon) et le noumou yiri (bois de forgeron). Vous trouverez parmi nos fûts à vendre, des djembés aux formes d'inspiration diverse, Mali, Côte d'Ivoire et même guinéenne. https://baragnouma.com/fr/19-les-djembes

Pour sa taille, le djembé est un tambour exceptionnellement fort. Le volume du tambour augmente avec l'augmentation de la tension cutanée. Sur un djembé réglé sur la hauteur solo, les joueurs expérimentés peuvent atteindre une pression sonore de plus de 105 dB, à peu près le même volume qu'un marteau-piqueur. [41]

Les joueurs de Djembe utilisent trois sons de base: la basse , le ton et le slap , qui ont respectivement une hauteur basse, moyenne et élevée. Ces sons sont obtenus en variant la technique et la position de frappe. D'autres sons sont possibles (les maîtres obtiennent jusqu'à vingt-cinq sons distinctement différents), [28] mais ces sons supplémentaires sont rarement utilisés, principalement pour des effets spéciaux lors d'une performance en solo ( djembe kan , littéralement, "le son du djembé" ). Un joueur expérimenté peut utiliser les sons pour créer des motifs rythmiques très complexes; la combinaison du rythme et des sons de hauteur différente amène souvent un auditeur inexpérimenté à croire que plus d'un tambour est joué.

Le son de basse est produit en frappant le tambour avec la paume et les doigts plats près du centre de la peau. Le son et le claquement sont produits en frappant le tambour plus près du bord; la zone de contact des doigts détermine si le son est une tonalité ou une claque. Pour un ton, la majeure partie de la zone des doigts et du bord de la paume est en contact avec la peau alors que, pour une gifle, la zone de contact est limitée au bord de la paume et du bout des doigts. Les sons de base sont joués «ouverts», ce qui signifie que les mains rebondissent immédiatement après une frappe, de sorte que le temps de contact avec la peau est aussi court que possible.